A travers l'histoire, si l'on se permet de recenser les maux dont ont souffert les peuples africains, on peut citer entre autres la traite négrière, la colonisation, les deux guerres mondiales, le néocolonialisme, les dictatures. C'est durant plusieurs décennies, sinon des siècles que les peuples africains ont subi ces atrocités, parfois délibéremment entretenues et soutenues. Avec l'ère de la démocratie, on pensait que les peuples africains allaient enfin goûter sa liberté, mais force est de constater que la démocratie a fui la cité africaine pour laisser place aux dictatures les plus atroces, les plus sanguinaires. Comme un bébé qui pince parfois les mamelles de sa mère pour manifester sa colère ou sa faim, les africains ont mis du sang dans leurs yeux pour dire enfin non aux dictateurs qui veulent s'éterniser au pouvoir et maintenir volontairement les peuples dans la misère, la pauvrété et la souffrance; peuples pourtant qui les ont élus, même si les élections ne sont que des simples formalités. Cette prise de conscience, a commencé, l'heure de délivrance a sonné. La cloche a commencé par la Tunisie avec la révolution du jasmin qui est à l'origine de la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali. C'est en 1987 que Ben Ali a fait le coup d'Etat contre Habib Bourguiba, en 2011 précisement le 14 janvier c'est l'avenue Habib Bourguiba qui lui rend la monnaie avec la manifestation de ce jour qui a précipité le départ de Ben Ali qui a trouvé refuge en Arabie Saoudite. Ce n'est pas tout, le voisin voisin de la Tunise, l'Egypte a été aussitôt touché. Cela fait déjà sept jours que les Egyptiens occupent la rue, surtout la Place Tahrir (Place de Libération) pour demander le changement de régime. Au milieu de la foule les adultes échangent le mot du mot "Moubarak s'en va, nous on reste". Les accès à la Place Tahrir sont gardés par l'armée qui a promis ne pas faire usage de la force. Les autres armées africaines doivent tirer leçon des armées tunisienne et égyptienne qui ont refusé de tirer sur les manifestants nonobstant les ordres donnés par la hiérarchie. Ce qu'on a veçu en Tunisie et ce qui se passe ces derniers jours en Egypte n'est que le début du commencement de la chute des dictateurs africains ; cela peut se propager à d'autres pays, et d'ailleurs, c'est le souhait de tous les africains épris de paix, et de démocratie. Ces révolutions ont commencé au maghreb, elles se poursuivront en Afrique subsaharienne et dans toute l'Afrique pour déloger ou sortir selon les mots des manifestants, les dictateurs. Les jours et mois qui vont suivre nous édifieront davantage. Wait and see!
Maître Nicolas EHKA PAHIMI
Maître Nicolas EHKA PAHIMI